Heinrich Daniell Ruhmkorff (1803-1877), mécanicien et électricien allemand, vint à Paris travailler chez des fabricants d’appareils scientifiques, puis il fonda sa propre maison. Il est surtout connu pour la bobine qui porte son nom, dont nous avons quelques exemplaires (Eld4-7), et qui, perfectionnée, est toujours en usage. Nous reparlerons, plus loin, de cette bobine. Nous avons au musée un galvanomètre à aimants mobiles (Eld5-5) qui sort de ses ateliers. Ruhmkorff a construit un électroaimant dont Faraday a conçu les plans et avec lequel Faraday a étudié les propriétés magnétiques de la matière (découverte du paramagnétisme, du diamagnétisme) et étudié la polarisation rotatoire magnétique. Cet électroaimant est reproduit sur une gravure d’un ouvrage de Jamin (qui fut professeur à Louis le Grand) et nous avons eu la surprise de constater que nous avions exactement le même (Eld3-1). Cette gravure nous a conduit à rechercher et à trouver dans un tiroir une pièce polaire manquante. Aussi pensons-nous que notre électroaimant sort des ateliers Ruhmkorff bien qu’il n’en porte pas l’inscription.

Jules Carpentier (1851-1921), ingénieur sorti de l’École Polytechnique a pris la succession de Ruhmkorff après avoir été ingénieur à la société de chemins de fer PLM (réseau Paris-Lyon-Méditerranée). Le remarquable ampèremètre à aimants mobiles (Eld5-5) porte l’inscription «Ateliers Ruhmkorff»;

 

Le galvanomètre à aimants mobiles Eld5-3 porte la même inscription.

Carpentier ingénieur-constructeur». Les boîtes «Carpentier» de résistances étalonnées, shunts et «boîte à pont» (Eld1-3, Eld1-5) ont été appréciées et très répandues.

Il fut aussi opticien; Opt3-1 est un périscope «Carpentier» ; Carpentier construisit les premières caméras des frères Lumière; il fut nommé membre libre de l’Académie des Sciences en 1907.

 

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