Description

L'enregistrement s'effectue sur un cylindre, d'axe horizontal ; cet axe est celui d'une vis qui traverse deux écrous fixés sur une table et qui servent de support. L'axe solidaire du cylindre est mis en rotation à l'aide d'une manivelle située en bout (petit volant de fonte, actuellement cassé). Le cylindre est recouvert de papier uniformément enduit de noir de fumée. Une pointe sèche, reposant sur le cylindre y laisse une trace blanche. Lorsque la pointe est fixe, cette trace est une hélice et, si la rotation se fait à vitesse angulaire constante, l'abscisse curviligne sur l'hélice est proportionnelle au temps. La pointe sèche est fixée à l'extrémité d'une lame vibrante (branche de diapason par exemple) de telle sorte que le déplacement sur le cylindre se fasse le long d'une génératrice.

Le mouvement combiné du cylindre et de la pointe sèche fournit une trace ondulée. Pour avoir les durées avec précision, on effectue simultanément deux enregistrements : l'enregistrement du mouvement étudié et, parallèlement, l'enregistrement du mouvement d’une pointe fixée à l'extrémité d'une branche d'un diapason entretenu dont on connaît la fréquence de vibration.

On remarquera, sur la table, deux diapasons en position d'enregistrement.

 

Histoire

Dans son Traité élémentaire de physique (1862), Ganot décrit un appareil semblable à celui que nous décrivons, et qu'il appelle appareil de M. Duhamel. Nous ne savons pas qui est ce monsieur Duhamel. Dans le Larousse du XXème siècle, nous trouvons mention de Jean-Marie Constant Duhamel (1797-1872), professeur à l'École Polytechnique, est-ce lui ?

 

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