Fonction

Mesure d'intensités.

Description

 

Une bobine fixe, à spires rectangulaires horizontales, crée un champ magnétique vertical (sur l'axe) lorsqu'elle est parcourue par le courant à mesurer. Des lames de fer sont fixées sur un axe mobile horizontal; leurs moments magnétiques induits sont horizontaux au repos (à courant nul). Cet équipage mobile est soumis à un couple électromagnétique lorsque passe un courant ; il entraîne par sa rotation une aiguille qui se meut, dans un plan vertical devant un cadran. Le couple de rappel est dû au champ magnétique horizontal d’un aimant en U. Cet aimant dont il reste une fixation a disparu. Le couple électromagnétique est difficilement calculable, aussi l'appareil doit-il être étalonné.

 

Histoire

L'appareil porte sur le socle deux plaques. Sur l'une on peut lire : « Galvanomètre Deprez Breveté sdg ». L'autre plaque porte la mention : « Ateliers Ruhmkorff ; Carpentier Ingénieur constructeur ». Jules Carpentier (ancien élève du lycée Louis le Grand et de l'École Polytechnique) vécut de 1843 à 1918 ; il acquit en effet la succession de Ruhmkorff (1803-1877), mécanicien et électricien  qui s'était établi à Paris et construisit des appareils électromagnétiques dont la bobine qui porte son nom (voir Eld4-7). Carpentier a construit de nombreux appareils de mesures de précision, les premiers périscopes et pour les frères Lumière, les premières caméras cinématographiques. Avant de prendre la succession de Ruhmkorff, il fut ingénieur à la société de chemins de fer « Paris - Lyon - Méditerranée », membre du bureau des longitudes. J. Carpentier a été élu membre libre de l'Académie des Sciences en 1907.

La figure, aimablement fournie par M. J. Le Breton, expert, est extraite d’un vieux catalogue de « Ancienne maison Fontaine-Billault successeur ». On y voit l’aimant disparu.

 

 

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