Fonction

Capter un faisceau lumineux solaire pour le renvoyer dans une direction fixe malgré le mouvement du Soleil (par rapport à la Terre).

Description

 

Un miroir, entraîné par un mécanisme d'horlogerie, tourne de telle sorte que le faisceau lumineux qu’il réfléchit ait, par rapport à la Terre, une direction indépendante du mouvement apparent du Soleil dans le ciel.

Le moteur d'une horloge est contenu dans un cylindre de cuivre, l'axe du moteur (qui entraîne une aiguille) entraîne le miroir. Cet axe est placé dans le plan méridien (géographique) et rendu parallèle à l'axe de rotation de la Terre. L'axe de suspension, horizontal, est perpendiculaire au plan méridien. Le cadran de l'horloge (perpendiculaire à l'axe du moteur) est parallèle au plan de l'équateur. L'horloge est mise à l'heure de la mise en route et on fixe sur le cadran de déclinaison, la valeur de celle du Soleil à cette heure.

 

 

Histoire

Les plus anciens héliostats seraient dûs à Fahrenheit (1686-1736), puis vinrent ceux de S'Gravesande, Charles, Malus, Gambey, Silbermann, Foucault. L'héliostat de  Foucault est plus stable que celui ce Silbermann.

Le physicien français Jean Thiébaut Silbermann (1806-1865) fut préparateur de Claude Pouillet, entra aux Ponts et chaussées en 1829 (il dressa la carte du Rhin entre Bâle et Strasbourg), fut préparateur de physique à la Faculté des Sciences et au Conservatoire des Arts et Métiers jusqu'en 1848, date à laquelle il devint conservateur des collections du Conservatoire.

Il fit des travaux sur la vitesse de la lumière et celle de l'électricité, construisit un banc de diffraction, un sympiézomètre (baromètre à réservoir d'air), un cathétomètre, un héliostat, un pyromètre, un dilatomètre...

 

 

 

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