Fonction

Permet l'alignement, le déplacement, la rotation de pièces optiques pour l'observation, la vérification des lois les concernant.

 

Description

Une barre rigide graduée, en laiton, est fixée par deux colonnes sur un socle en bois (apparemment d'acajou). Sur cette barre peuvent glisser (ou être bloqués) trois cavaliers qui servent de support aux pièces optiques. Deux de ces supports permettent une translation lente, par vis micrométrique, perpendiculairement à la grande dimension de la barre (direction de l'axe optique). Les déplacements des cavaliers sont mesurables avec précision. Les pièces optiques sont rangées dans un tiroir logé dans le socle.

 

 

Elles sont nombreuses : écrans, fentes, miroirs plans, concaves, convexes, prismes, cuves, lentilles...

 

 

 

Histoire

Une marque gravée indique que l’appareil a été fourni par la maison Soleil.

Il s’agit de Jean Baptiste Soleil (1798-1878), opticien français d’une habileté exceptionnelle qui a contribué par les instruments qu’il construisit pour Fresnel, Arago, Foucault, Babinet, Delezenne ... à la gloire que ceux ci acquirent. On doit à Soleil le « microscope photoélectrique » (c’est ainsi qu’on appelait le microscope à éclairage électrique), le saccharimètre, le goniomètre... Cet appareil pourrait donc être très ancien. La maison fondée en 1819 par Soleil père a été dirigée par lui de 1819 à 1849 ; par Jules Duboscq, son gendre, de 1849 à 1883 ; par Jules Duboscq et Philippe Pellin de 1883 à 1886, par Philippe Pellin depuis 1886 ...

Nous croyons sans pouvoir l’affirmer que c’est un don du Collège de France à son voisin, le Lycée Louis le Grand.

 

 

Informations supplémentaires