Fonction

Mettre en évidence les différences de conductibilité thermique présentées par divers corps.

 

Description

Les corps à comparer sont sous la forme de tiges cylindriques qui traversent la face frontale d’une cuve parallélépipédique (neuf tiges dont argent, cuivre, laiton, acier, fer, étain, zinc). La cuve peut-être tenue à l’aide d’une poignée de bois. Les tiges sont recouvertes d’une mince couche de cire solide. On verse de l’eau très chaude dans la cuve, suffisamment pour que les extrémités internes des tiges soient immergées et qu’ainsi elles soient portées au même instant, à la même température. On observe alors une fonte partielle de la cire sur les tiges et sur une longueur qui croit avec le temps (mise en évidence d’une « prolongation de la chaleur »). A un même instant, la partie fondue est d’autant plus longue que le corps qui constitue la tige observée est plus conducteur.

L’appareil ne permet qu’une étude qualitative. Le flux thermique (quantité de chaleur traversant une surface interne des corps par unité de surface et par unité de temps) est proportionnel au gradient de la température. Le coefficient de proportionnalité mesure la conductibilité. Il peut se mesurer en étudiant, «en régime permanent», la distribution de la température sur un cylindre avec des conditions aux limites imposées.

 

Histoire

Johannes Ingen-Housz (ou Indenhousz) (1730-1799) est un médecin, chimiste, physicien Hollandais. Il séjourna quelques années à Londres, devint médecin à la cour de Vienne, termina sa vie en Angleterre. Il étudie la chimie du carbone et montre le rôle de la lumière dans la fixation de cet élément par les plantes (1780). Il emploie des plateaux de verre dans des machines électrostatiques (invention attribuée à Ramsden). C’est en 1789 qu’il invente l’appareil qui vient d’être décrit plus haut.

 

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